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Faire ses courses au centre ville à vélo,
Rien de plus simple en louant la bicyclette à l'une des trente stations réparties au coeur de la ville !
Vous ré-inventez votre propre ville en la visitant d'un oeil neuf,
Vous prenez le temps de faire les choses à un rythme doux,
Vous vous arrêtez pour discuter avec un ami qui passe,
Vous êtes interrogé par des badauds que le service interpelle,
Vous prenez des pistes cyclabes qui vous emmènent au bord de la rivière qui entoure le centre ancien,
Vous échangez avec les personnes en roller, les papas mamans "au volant" de leurs poussettes, les coureurs à pied,
Dialogues retrouvés, déplacements apaisés !
Jack
Publié par cartier à 10:37:26 dans Réflexions | Commentaires (0) | Permaliens
Au hasard d'une balade sur le plateau,
Une ancienne ferme en ruine,
Amoncellement de gravats et de bois,
On se prend à imaginer quelle a été la vie de cette maison,
Quelles joies et peines, les voix sont encore audibles,
Les chuchotements comme les grandes colères,
Et toutes les saisons vécues avec leur cortège de travaux aux champs,
Murmures affaiblis de nombreuses vies arrivées à leur terme,
Un jour, peut-être, quelqu'un tombera amoureux de cet endroit
Et fera revivre ce bâtiment en attente de vie.
Jack
Publié par cartier à 23:52:53 dans Carter | Commentaires (0) | Permaliens
Estran c'est un peu bizarre comme mot,
Comme beaucoup de mots qui ont trait à la mer et à la navigation.
Marcher sur l'estran ça fait chic, c'est un peu comme marcher sur la lune,
Est-ce un endroit privé, réservé à une catégorie de personnes privilégiées ?
Est-ce un lieu pour VIP (Very Important Person) ou un endroit pour tous ?
Voyons la définition donnée par Jean-François Deniau dans son ouvrage "Dictionnaire amoureux de la mer" (1)
Estran
Espace de la côte entre la laisse de basse mer et celle de haute mer. M. Gruss précise qu'il s'agit d'une forme dialectale propre aux riverains de la Manche. Soit. Je l'aime.
La mer vit, et la côte vit. A marée basse, les enfants courent sur le sable humide, pêchent la crevette dans les trous des rochers, poursuivent pelle à la main les coquillages plus rapides qu'eux. De grands pieux verts de mousse et d'algues retiennent des mulets et des poulpes. On peut retrourner des pierres pour faire détaler les crabes. A marée haute, les châteaux forts si fièrement construits sont rongés vague après vague. Une mer sans marée, donc sans estran, manquera toujours d'âme. Il n'y a pas d'être vivant sans respiration.
Vous l'avez deviné, je rentre d'un séjour en Bretagne !
Jack
(1) Dictionnaire amoureux de la mer - Plon - page 224
Publié par cartier à 08:27:13 dans Ecritures | Commentaires (0) | Permaliens
Une amie proche m'a demandé récemment :
"Mais pourquoi lire un livre comme "Ravensbrück" ?"
Je n'ai pas, sur le moment, pu et su expliquer mes raisons. Cela m'a interrogé ensuite et j'ai réfléchi à mes motivations.
Cette période de l'Histoire m'a toujours questionné. Comment peut-on en arriver là, comment peut-on faire souffrir et supprimer des millions de personnes de façon organisée ?
Germaine Tillion elle-même a cédé un temps à la tentation de formuler des différences, des mises à part : "ils" ont fait ceci, "nous" ne le ferions pas ...
Elle finit par dire : "Aujourd'hui, je n'en pense plus un mot, et je suis convaincue au contraire qu'il n'existe pas un peuple qui soit à l'abri d'un désastre moral collectif". (page 112)
Alors je comprends mieux maintenant ma motivation : lire ce type d'ouvrage, c'est se souvenir, c'est agir au quotidien pour ne pas se retrouver un jour devant l'irrémédiable ...
Jack
Publié par cartier à 07:38:15 dans Réflexions | Commentaires (0) | Permaliens
Certains ouvrages semblent dormir dans votre bibliothèque,
Bien rangés sur une étagère face à votre bureau,
Vous les regardez chaque jour car ils sont chacun une trace dans votre existence,
Mais certains ont un poids plus lourd, un sens plus profond,
Vous les choyez différemment car ils vous marquent d'une empreinte particulière,
Comme le livre de Germaine Tillion "Ravensbrück",
Dans lequel vous lisez un témoignage d'un tortionnaire,
Ecrits relatés pendant les procès qui ont suivi la fin du conflit.
(...) Je n'ai ressenti aucune émotion en accomplissant ces actes, car j'avais reçu l'ordre d'exécuter ces 80 détenus de la façon que je vous ai exposée ; de toute façon, j'ai été élevé ainsi.
Germaine Tillion, "Ravensbrûck", Editions du Seuil, page 111
Jack
Publié par cartier à 08:33:53 dans Lectures | Commentaires (0) | Permaliens
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